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Certificat en justice réparatrice : une nouvelle voie pour une justice plus humaine

Comment favoriser une résolution de conflit qui respecte les besoins de chaque partie et crée un espace à l’écoute des personnes impliquées ? La justice réparatrice propose une voie différente des approches de justice conventionnelles : elle se base sur le dialogue, la responsabilisation et la reconnaissance des torts, afin de favoriser des réponses plus humaines et durables. C’est dans cette perspective, et pour outiller les professionnel(le)s de la résolution de conflit et de la médiation, que la Faculté de l’apprentissage continu (FAC) de l’Université de Montréal a créé le tout premier programme universitaire en justice réparatrice, un certificat de 1er cycle 100% en ligne.

Une approche plus humaniste et équitable

La justice réparatrice est une approche innovante dans la mesure où elle est réactive aux besoins de toutes les parties, permet la compréhension et, lorsque possible, la réparation des torts. Elle est donc une alternative au système judiciaire, mais également une mesure complémentaire à la judiciarisation ou à l’exécution des peines. Dans une perspective de prévention, ce modèle de justice permet dans certains cas d’intervenir en amont, avant que les tensions ne s’aggravent. Elle mobilise des outils de résolution de conflit qui reposent sur l’écoute, la reconnaissance mutuelle et la recherche de solutions adaptées aux besoins de chacune des parties.

Dans la pratique, cela implique de savoir faciliter des dialogues, encadrer des processus de résolution de conflit, identifier les mesures de rechange et comprendre le cadre législatif. Cela exige aussi de faire preuve notamment d’empathie, de capacité d’écoute et de multi-partialité. Ces compétences et ces qualités sont aujourd’hui recherchées dans de nombreux milieux professionnels et enseignées dans ce certificat en justice réparatrice.

Un programme universitaire unique et une première dans le domaine

« La justice conventionnelle montre des limites qui sont bien connues. Depuis longtemps au Québec, nous proposons d’autres approches qui sont reconnues à l’international. Il était temps que l’on forme nos étudiantes et étudiants en criminologie et en victimologie en justice réparatrice, mais aussi toute personne amenée à faire de la relation d’aide, de l’intervention de rue, de la médiation, etc. C’est pourquoi nous avons créé le certificat en justice réparatrice. C’est une première mondiale. » explique Fabienne Cusson, cocréatrice et co-responsable du programme.

Déjà au cœur de l’étude de la criminalité avec un certificat en criminologie, un certificat en victimologie et de nombreux autres programmes en intervention, qui peuvent composer un baccalauréat par cumul avec appellation en étude du phénomène criminel, la FAC était tout à fait à propos pour créer ce tout premier certificat en justice réparatrice, entièrement en ligne.

Pour développer le certificat, les responsables du programme se sont entourées des ténors du domaine. « Nous avons sélectionné les meilleur(e)s expert(e)s en justice réparatrice pour monter ce programme. Nina Admo, enseignante et chercheure au Collège de Maisonneuve, et Benoit Gauthier, tous deux chargés de cours à la Faculté de l’apprentissage continu, Mylène Jaccoud et Jo-Anne Wemmers professeures titulaires à l’École de criminologie de la Faculté des arts et des sciences et Amissi Manirabona, professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal; Catherine Rossi professeure titulaire à l’École de travail social et de criminologie de l’Université Laval. Nous avons également collaboré avec des Organismes de justice alternative (OJA) tels que Equijustice (Marie-Ève Lamoureux directrice générale et Luc Simard directeur de la médiation sociale) et Trajet (Benoît Gauthier responsable des programmes de médiation et chargé de cours à la Faculté) et Annie Tremblay présidente du conseil d’administration). Plusieurs de ces expert(e)s enseigneront au certificat. » partage Isabelle Parent, cocréatrice et co-responsable du certificat en justice réparatrice.

Avec son approche intégrée, ce certificat permet d’acquérir une compréhension fine de la justice réparatrice et des pratiques de médiation, que celle-ci soit citoyenne, communautaire, sociale ou pénale. Il permet l’acquisition de connaissances historiques, éthiques, théoriques et pratiques avec des cours sur les fondements de la justice réparatrice, les enjeux juridiques et éthiques de cette approche, ou encore les méthodes et techniques nécessaires pour mener des processus de de médiation de conflits interpersonnels et sociaux complexes.

Une formation ancrée dans la réalité du terrain

Le certificat en justice réparatrice met l’accent sur l’application concrète des apprentissages. Les étudiantes et étudiants sont amenés à travailler à partir de situations réelles, de mises en situation et de cas pratiques, favorisant ainsi le développement de compétences directement transférables dans leur milieu professionnel.

Ce certificat permet notamment d’acquérir des compétences applicables à différents contextes : prévention des conflits citoyens, médiation entre jeunes contrevenants et victimes, processus de dialogue entre deux communautés ou au sein d’une même collectivité…

« Avec ce certificat, on sort de l’opposition entre criminologie et victimologie pour faire dialoguer les parties. Le certificat met l’accent sur les compétences à acquérir pour travailler dans le domaine bien sûr, mais aussi sur le savoir-être nécessaire. C’est un véritable avantage du programme. Travailler en justice réparatrice implique d’être capable de montrer de l’empathie, de la créativité, de l’écoute de toutes les parties. On doit être au service du processus et de la réparation : c’est ce qui enseigné de façon très concrète dans le certificat. » explique Fabienne Cusson.

Un programme flexible en ligne

Avec ses cours offerts majoritairement le soir et tous ses cours obligatoires en ligne, le certificat en justice réparatrice peut également être suivi à temps plein ou à temps partiel, pour une meilleure conciliation entre les études, le travail et la vie personnelle.

Cette flexibilité répond aux besoins des personnes déjà actives sur le marché du travail qui souhaitent enrichir leur pratique, consolider leur expertise ou amorcer une transition professionnelle tout comme aux personnes à la recherche d’une formation initiale.

Une séance d’information pour en savoir plus et rencontrer l’équipe

Vous souhaitez découvrir le certificat en justice réparatrice et savoir comment il peut correspondre à vos besoins professionnels ? Une séance d’information en ligne aura lieu, dans le cadre des Rendez-vous de la FAC, le jeudi 19 février à 12 h, sur Zoom.

Cette rencontre permettra de découvrir en détail le contenu du programme, sa structure, ses modalités d’inscription et les profils pour lesquels il est le plus pertinent. Les responsables du programme seront présentes pour répondre à vos questions. Inscription sur ce lien.

Un levier vers le baccalauréat par cumul

Ce certificat en justice réparatrice est une composante du baccalauréat par cumul avec appellation (BACCAP) en études du phénomène criminel.

En combinant plusieurs certificats selon leurs intérêts et leurs objectifs professionnels, les étudiantes et étudiants peuvent bâtir un parcours universitaire cohérent et participer à une justice plus équitable.

Pour en savoir plus sur le certificat en justice réparatrice.

Pour en savoir plus sur le certificat en criminologie et le certificat en victimologie.

Pour en savoir plus sur le BACCAP en études du phénomène criminel.

Le BACCAP en études du phénomène criminel, un tremplin pour travailler en intervention sociale pour Laurie-Ann Chartrand.