Entreprendre des études à l’âge adulte exige détermination, rigueur et un sens aigu de l’organisation. Mais si l’effort individuel est essentiel, il gagne à être soutenu. Cet appui s’inscrit dans un élan collectif, porté par la famille, les proches et par une communauté de donatrices et de donateurs qui croient au pouvoir transformateur de l’éducation. Consciente que les contraintes financières constituent encore l’un des principaux freins au retour aux études, la Faculté de l’apprentissage continu (FAC) de l’Université de Montréal fait des bourses un pilier central de sa mission. Ces aides financières sont bien plus qu’un soutien monétaire : elles sont une marque de confiance, un encouragement concret et, bien souvent, un tournant décisif dans un parcours de vie.
Un geste philanthropique, un impact humain
« Pour moi, [cette bourse], c'est le plus beau cadeau, (…) qu'on pouvait me faire à ce moment-là, parce que j'en avais vraiment besoin. Comme un coup de main, une main tendue pour m'encourager. » partage Miliana Almazor, diplômée du programme de qualification en droit et récipiendaire de la bourse Stephen I. Beck. « Ça me donne envie de m'investir encore plus. J'ai encore de grands rêves, c’est comme si la vie me disait « vas-y fonce ! », comme si les planètes s'étaient alignées pour moi. »
Chaque bourse offerte à la FAC est le fruit d’un engagement sincère de donatrices et donateurs qui partagent une vision commune : celle d’une société où l’accès au savoir ne devrait jamais être conditionné par la situation financière, l’origine ou le chemin parcouru. Cette réalité, Stephen I. Beck l’a vécue de plein fouet. Titulaire d’un doctorat en droit obtenu en Hongrie, il ne maîtrise ni l’anglais ni le français lorsqu’il arrive au Québec. Devant l’ampleur des exigences linguistiques et financières nécessaires pour reprendre des études et faire reconnaître ses compétences, il ne poursuivra jamais la pratique du droit. La bourse qui porte aujourd’hui son nom vise précisément à empêcher que d’autres personnes diplômées en droit arrivant au Québec aient à renoncer, elles aussi, à leur vocation.
Donner pour soutenir la persévérance et la réussite au-delà des obstacles
Derrière chaque bourse, il y a un geste profondément réfléchi. Les donatrices et donateurs de la Faculté de l’apprentissage continu partagent une même sensibilité aux réalités vécues par les adultes qui retournent aux études. Nombre de ces personnes composent avec des défis bien réels : concilier études, travail et responsabilités familiales, traverser des périodes d’instabilité ou faire face à des conditions de vie exigeantes. Des bourses comme la bourse C4 Communications, la bourse Mélanie Carpentier ou la bourse Suzy Papazian ont ainsi été créées pour reconnaître la ténacité remarquable de ces étudiantes et étudiants et leur offrir un appui concret dans les moments charnières de leur parcours.
Marie‑Pier Mireault, récipiendaire d’une bourse à la persévérance et à la réussite, y a vu une reconnaissance concrète de ses efforts soutenus. En allégeant le poids financier de son parcours universitaire, cette aide a renforcé sa confiance et nourri son ambition de poursuivre ses études jusqu’au deuxième cycle.
Quant à Marike Alexander, qui concilie un emploi à temps plein, des études exigeantes et une carrière sportive de haut niveau, elle a reçu une bourse à la persévérance et à la réussite comme un signe fort de reconnaissance. « Cette bourse est une belle marque de confiance de la Faculté, comme si mon Alma mater me murmurait « Tu sais, on réalise tout le travail que tu as accompli et tout ce qui s'est passé dans ta vie cette année-là sur le plan personnel et professionnel. » J'ai ressenti beaucoup de fierté. » explique la diplômée. Son engagement a été compris et profondément valorisé par les dons au fonds de bourse dont elle a bénéficié.
Donner pour renforcer l’excellence, l’engagement et le bien commun
D’autres gestes philanthropiques sont animés par la volonté de soutenir l’engagement citoyen, l’égalité des chances et le service public, à l’image de la bourse Claude Ryan, ou encore de valoriser l’excellence en journalisme et l’intérêt pour la vie politique canadienne et québécoise, comme le fait la bourse Gérard‑Fecteau. Ensemble, ces initiatives témoignent d’un même désir : accompagner des parcours inspirants et permettre à des talents de s’épanouir pleinement. Elles transforment concrètement des trajectoires de vie et rappellent aux étudiantes et étudiants qu’ils ne sont pas seuls dans leur cheminement.
Les bourses prennent tout leur sens à travers ce qu’elles permettent aux personnes étudiantes d’accomplir. Pour plusieurs d’entre elles, le soutien financier devient un facteur de stabilité qui libère l’espace nécessaire à l’engagement et à la création. C’est notamment le cas d’Alexia Boyer, diplômée du certificat en journalisme multiplateforme et récipiendaire de la bourse Gérard‑Fecteau, pour qui la bourse a permis de sécuriser son parcours, d’approfondir sa formation et de se consacrer pleinement à ses projets journalistiques. Au‑delà de l’aide matérielle, elle souligne la portée symbolique de cette reconnaissance, qui confirme la valeur et la légitimité de la relève journalistique.
S’engager concrètement : des fonds de bourses à soutenir dès maintenant
Afin de mieux répondre à la diversité croissante des réalités étudiantes, la Faculté de l’apprentissage continu a récemment mis en place quatre nouveaux fonds de bourses destinés à soutenir des personnes dont les parcours demeurent encore trop souvent fragilisés. Ces fonds s’adressent notamment aux personnes immigrantes de première génération, aux femmes entrepreneures, aux hommes qui choisissent de retourner aux études ainsi qu’aux personnes autochtones. Ils visent à reconnaître la richesse et la complexité des trajectoires atypiques, tout en contribuant à réduire les inégalités structurelles qui persistent dans l’accès à l’enseignement supérieur.
Donner à ces fonds, c’est poser un geste tangible dès aujourd’hui pour appuyer des personnes étudiantes dont la réussite dépend d’un accès réel, équitable et durable aux études universitaires.