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L’affaire Sarah Beaulieu : une première universitaire qui révolutionne la pédagogie avec l’IA

Et si la vérité n’apparaissait que lorsque vous posiez les bonnes questions ? C’est une avancée pédagogique majeure propulsée par l’intelligence artificielle qui voit le jour à la Faculté de l’apprentissage continu de l’Université de Montréal, et les étudiantes et étudiants du certificat en enquête et renseignement pourront en profiter dès l’automne 2026. L’affaire Sarah Beaulieu n’est pas un simple exercice : c’est un prototype, une véritable avant-première, non seulement à l’Université de Montréal, mais aussi dans l’ensemble du milieu universitaire québécois.

Imaginé et piloté par les responsables de programmes Caroline Bergeron et Isabelle Parent, ce dispositif a été conçu grâce à une collaboration de la Faculté de l’apprentissage continu avec la start-up éditrice de technologies Atomic-Learning.ai et l’entreprise d’investigation Sirco. Il plonge les étudiantes et les étudiants du certificat en enquête et renseignement au cœur d’une enquête immersive, où chaque décision compte. Ici, on ne se contente plus d’apprendre : on enquête véritablement.

Le point de départ? Une réelle affaire de fraude financière, résolue par Sirco, anonymisée et mise en scène au sein d’une entreprise de cosmétiques. Une ancienne employée est soupçonnée. Mais est-elle coupable ? Si oui, comment a-t-elle procédé et quelles sont les preuves ? Aux personnes inscrites au cours de le découvrir.

Le certificat en enquête et renseignement mène progressivement les étudiantes et étudiants, au fil de ses dix cours, de l’apprentissage théorique « sur » l’enquête à une immersion concrète « par » l’enquête. C’est précisément la vocation du cours SIP3500G - Activité d’intégration en enquête, cours terminal du programme dans lequel se déploie l’Affaire Sarah Beaulieu. Son objectif est de leur permettre de mobiliser l’ensemble des acquis étudiants (connaissances, compétences et posture professionnelle) dans une situation authentique et d’en démontrer pleinement la maîtrise à la fin de leur parcours.

Grâce à l’intelligence artificielle, cette expérience prend vie de façon inédite. Les personnes étudiantes évoluent dans une véritable arène d’enquête : elles interrogent des personnes, analysent des preuves, examinent des rapports d’expertise comptable, consultent des photos ou des vidéos comme des vidéos de surveillance, effectuent des recherches ou encore préparent des ordonnances judiciaires. Mais attention : chaque action a des conséquences. Une erreur dans le choix des documents ou dans la stratégie d’enquête peut influencer directement l’évaluation.

Que ce soient les témoins, les suspect(e)s ou les expert(e)s, les personnages ne sont pas identifiés sous la forme de liste à consulter : ils apparaissent au moment où l’enquêteur ou l’enquêtrice en ressent le besoin et les convoque pour une entrevue, et la personnalité de ces personnages évolue au fil des interactions. L’IA générative joue ici un rôle bien précis : elle permet de simuler des entrevues d’un réalisme saisissant. Les personnages ne livrent pas des réponses toutes faites ; ils interagissent, précisent leurs propos, se contredisent parfois, et peuvent se montrer plus ou moins ouverts selon l’approche d’enquête adoptée. Rien n’est figé. Le scénario lui-même est dynamique, construit sur les principes du storytelling, et s’adapte aux décisions prises.

Au cœur de ce dispositif, l’assistante et agente IA Laurie-Anne.ai agit comme gardienne du cadre. Elle accompagne le chargé de cours Michel Comeau, enquêteur chevronné et véritable maître du jeu, en observant les actions des étudiantes et étudiants, en détectant les méthodes inadéquates ou les questions interdites et en veillant au respect des règles et de l’éthique professionnelle. Avec Laurie-Anne, il ne s’agit pas d’appliquer une méthode toute faite : il faut faire preuve de jugement, être capable de justifier ses décisions, de les documenter et d’ajuster son approche en cours de route. C’est précisément ce qu’une activité d’intégration doit susciter pour atteindre pleinement ses objectifs pédagogiques.

L’expérience est également pensée pour le travail collaboratif. Les équipes peuvent se répartir les entrevues, partager des documents et s’appuyer sur un calepin de notes intelligent pour structurer leur réflexion. Ensemble, elles construisent leur dossier, avancent leurs hypothèses et, ultimement, tentent de faire éclater la vérité.

L’affaire Sarah Beaulieu ouvre ainsi une nouvelle ère pour la formation universitaire : immersive, interactive et profondément ancrée dans la réalité professionnelle. Une première et probablement le début d’une nouvelle façon d’apprendre.

Pour en savoir plus sur le certificat en enquête et renseignement.